Publi le lundi 21 janvier 2008

Flash-Télé

21 01 2008

N.D.L.R.

"Des problêmes techniques hors de la portée des singes capucins en poste nous â empêché et nous empêchera de diffuser la suite de la série "Le tour du Québec radiophonique" de vendredi dernier et d'aujourd'hui. La série sera de retour ce vendredi. Nos excuses"

"Jean Charest à la défence de TV 5"  "Source: La Presse Canadienne"

 

Le numéro un de la Francophonie, Abdou Diouf, et le premier ministre Jean Charest se sont montrés déterminés vendredi à Paris à "préserver l'intégrité" de la TV5, pour qu'elle ne devienne pas "la voix de la France".

La plus grande incertitude entoure l'avenir de la chaîne francophone. Considérée comme "le plus grand succès de la Francophonie", celle-ci risque d'être avalée par une nouvelle entité dans le cadre de la réforme de "l'audiovisuel extérieur'' français souhaitée par le président Sarkozy. Appelée "France Monde", cette holding coifferait la chaîne d'information France 24, la radio RFI et TV5 Monde.

Après une rencontre avec Jean Charest au siège de l'Organisation internationale de la Francophonie, Abdou Diouf a fermement rejeté cette hypothèse et en a appelé à "continuer le combat".

"Parlons peu, parlons bien, a-t-il lancé. Il ne peut pas y avoir un "France Monde'' qui chapeaute TV5. Ce n'est pas possible. Cela ferait de TV5 une filiale de la France, donc une voix française. Je ne peux pas concevoir ça. Ce n'est pas logique."

"Nous sommes exactement sur la même longueur d'ondes, a renchéri Jean Charest. C'est une logique implacable. Pour fonctionner correctement, TV5 doit fonctionner indépendamment de la politique audiovisuelle extérieure que la France a tout à fait le droit de se donner."

Plus tôt en matinée, le premier ministre québécois avait évoqué le dossier avec son homologue français François Fillon. "Rassurant", le chef du gouvernement aurait "réitéré l'adhésion de la France à TV5". Il n'est pas parvenu toutefois à dissiper les inquiétudes québécoises et c'est un Jean Charest "toujours préoccupé" qui a répondu aux questions des journalistes dans la cour de l'hôtel Matignon.

L'avenir de TV5 commence à provoquer de sérieuses tensions entre la France et les partenaires suisses, belges et canadiens de la chaîne multilatérale.

Mercredi, la Communauté française de Belgique a ainsi prévenu qu'elle suspendra son financement si TV5 Monde se transforme en "outil de rayonnement franco-français". Puis vendredi, la Télévision suisse romande a menacé à son tour de retirer ses billes.

"Si la dimension multilatérale de TV5 n'est pas garantie, nous n'avons pas vocation à y rester", a prévenu le patron de la TSR, Gilles Marchand, cité par l'AFP. La TSR détient 12 pour cent du capital de TV5.

Pour l'instant, le Québec ne veut pas envisager cette piste.

"On n'est pas rendu là, au Québec. On est encore en discussions. On va
continuer à travailler avec tous les membres de la Francophonie et à rappeler à la partie française l'importance de TV5", a précisé Jean Charest.

Il reste que si la France prend le contrôle de TV5 (et surtout de son vaste réseau de diffusion), les partenaires n'auront d'autres choix que de se retirer.

"S'il n'y a plus de chaîne multilatérale, si ça devient une chaîne française, il est évident qu'il n'y a que la France qui pourra la financer", a prévenu M. Diouf.

 

Pendant ce temps, les américains se laisse un peu aller; Source: "Le Soleil"

 

Le 17 août dernier, les fans de As the World Turns, une production du réseau CBS et de la compagnie Procter & Gamble qui a débuté en 1956, ont assisté à une grande première: le personnage de Luke (incarné par Van Hansis) a échangé son premier baiser avec Noah (Jake Silberman), son amoureux.

Il n'y a pas là de quoi fouetter un chat, direz-vous... Or, c'était la première fois qu'à la télé américaine, un soap opera d'après-midi osait montrer un baiser entre deux hommes.

Les soap operas attirent généralement un auditoire passablement conservateur. En outre, ce feuilleton est diffusé le jour, soit à un moment où il peut y avoir des jeunes téléspectateurs à l'écoute.

Le baiser d'une dizaine de secondes entre Luke et Noah a-t-il provoqué une panique dans les chaumières? A-t-on vu des centaines de ménagères outrées du Midwest lancer leur téléviseur par la fenêtre? Que nenni. En fait, l'événement a suscité bien peu d'intérêt, sinon au sein des groupes de défense des droits des homosexuels, qui y ont vu une grande victoire. «Incroyable, non? confie Damon Romine, le directeur du volet variétés de GLAAD (Gay and Lesbian Alliance Against Defamation). Nous avons été très étonnés que les groupes de droite ne réagissent pas à ce qui s'est passé dans As The World Turns. Pour nous, ça indique clairement que les mentalités ont changé et que nous avons vécu un moment historique.»

Les premières en cette matière n'ont pas toutes été aussi calmes. Au Royaume-Uni, le feuilleton Eastenders avait tenté l'expérience en 1987, en montrant un baiser sur le front, entre deux personnages masculins. La BBC, qui diffuse le feuilleton, avait alors fait l'objet de nombreuses critiques dans la presse et avait dû faire face à des centaines de plaintes de téléspectateurs outragés. Il aura donc fallu attendre plus de 20 ans avant que la télé américaine ose imiter sa cousine britannique.


 

Mieux intégrés


 

En examinant de près les 87 séries de fiction présentées en 2007-2008 par les grands réseaux américains en heure de grande écoute, l'organisme américain GLAAD a constaté que parmi les 650 personnages principaux et secondaires qu'on y trouve, seulement sept sont gais, lesbiennes, bisexuels ou transgenres. Ce qui représente seulement 1,1 % du total, une légère diminution par rapport aux saisons précédentes. Par contre, du côté des fictions produites par les chaînes spécialisées (HBO, Showtime, FX, Spike, etc.), on a remarqué une augmentation de 60 % des personnages non hétérosexuels. Les séries de ces réseaux, qui en comptaient 35 en 2006-2007, en présentent cette année pas moins de 57!

De Andrew, le jeune fils bisexuel à l'esprit rebelle de Bree dans Desperate Housewives (Beautés désespérées) à Oscar, le comptable gai de The Office, en passant par Caitlin, la VP d'une importante compagnie de cosmétiques qui se révèle avoir des penchants lesbiens, dans Cashmere Mafia, le portait général de la représentation des personnages homosexuels a bien changé aux États-Unis. Ils sont non seulement globalement plus nombreux, mais surtout beaucoup mieux intégrés aux intrigues des séries de fiction.

Il y a quelques années seulement, lorsqu'on présentait un personnage homosexuel ou bisexuel, comme c'était le cas d'Abby dans L.A. Law (La loi de Los Angeles), de Kerry Weaver, la chef de l'urgence dans E.R., ou encore, plus récemment, de Doug dans Dawson's Creek, la plupart des intrigues dans lesquelles le personnage était impliqué abordaient la question de l'acceptation de son orientation sexuelle par son entourage, sa famille ou encore ses collègues.


 

L'arrivée des transgenres


 

Désormais, les personnages présentés dans les séries américaines sont tout simplement partie prenante de l'histoire sans qu'on fasse grand cas de leur orientation sexuelle. En fait, s'il y a une nouveauté dans le paysage audiovisuel américain, c'est sans doute l'avènement de deux personnages transgenres dans les séries des grands réseaux, du jamais vu à la télé américaine.

Dans Ugly Betty, l'une des comédies phares de la grille de ABC, on retrouve le personnage d'Alexis Meade (joué par la magnifique Rebecca Romijn), jadis Alex, qui dirige le magazine de mode qui constitue l'univers de l'émission. Et dans Dirty Sexy Money, aussi sur ABC, celui de Carmelita, la maîtresse de Patrick, le fils de la riche famille Darling, qui est aussi accessoirement le district attorney de New York. C'est d'ailleurs Candis Cayne, une actrice transexuelle qui campe Carmelita.

Alors, puritains, les Américains? Visiblement, de moins en moins...

 

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