Une radio publique québécoise…Oui, mais pas comme on la souhaite (par Richard Larose)
21 05 2008

Le député Daniel Turp aura eu le mérite de ressussiter un vieux logo oublié...
C’est le député péquiste de Mercier, Daniel Turp, qui a lancé l’idée la semaine dernière en annonçant le lancement du Mouvement Radio-Québec. Ce qu’il souhaite, c’est un penchant radiophonique à Télé-Québec. Un diffuseur de culture qui travaillerait avec les créateurs. Le but, serait de faire une place aux artistes, boudés par les radios commerciales, en plus de diffuser des œuvres littéraires et théâtrales. Cette nouvelle radio ne possèderait aucun service de nouvelles et le député de Mercier affirme que juridiquement il serait possible qu’une radio publique n’est pas de salle de nouvelles…
L’idée de monsieur Turp n’est pas mauvaise, mais elle existe déjà…La première Chaine et Espace Musique ; ça vous dit quelque chose peut-être ?
Si le Québec se dote d’une radio publique, elle devrait au moins se démarquer de la concurrence. Parce que même à la radio de Radio-Canada, on regarde les sondages à l’occasion, ne serait-ce que pour justifier les millions qui sont engloutis dans les opérations. De plus, Radio-Canada dans son ensemble, offre une couverture différente en plus de ne pas négliger la culture francophone.
Qu’une radio publique québécoise fasse la promotion de notre culture c’est normal. Mais avec la fermeture de nombreuses sources d’informations depuis quelques années, l’information serait essentielle dans une radio publique québécoise. Sans pour autant ouvrir une salle de nouvelle, cette radio pourrait faire appel à des productions régionales. Une radio où les nouvelles des régions seraient la marque de commerce…Voilà une différence.
Télé-Québec a déjà un mandat très différent en matière d’information. Pas de bulletins de nouvelles mais des magazines d’affaires publiques. Avec Radio-Québec, la télévision publique québécoise aurait un instrument de promotion à travers la province, avec une source d’information différente.
Évidemment, investir dans une radio sans information et au contenu plus « underground » ne serait pas trop populaire…N’oublions pas que le gouvernement du Québec injecte 60 millions par année dans Télé-Québec, avec un auditoire anémique. Même si les émissions de Télé-Québec sont de bonne qualité, il ne faut perdre de vue que c’est du financement publique. Alors, si on applique le même processus, dans un créneau déjà occupé avec succès par Radio-Canada, disons que…la marche est très haute.
Donc, sans pour autant la suivre à la lettre, l’idée de Daniel Turp est loin d’être loufoque. Si le CRTC donne le droit aux télévisions généralistes de retirer des redevances venant du fond des câblodistributeurs, le surplus qu’obtiendrait Télé-Québec serait peut-être suffisant pour envisager la chose…
Richard…
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Publié par : crl à 19:55:35Permalien
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