
Depuis environ quatre ou cinq ans, les productions télévisuelles et cinématographiques québécoises doivent faire des pieds et des mains pour rester créatif avec des budget de plus en plus anémique. Seulement du côté du réseau TVA, d’excellentes séries telles Un homme mort et Vices Cachés pour ne nommer que ces deux là, ont terminé en queue de poisson. Évidemment, comme TVA et bien autres diffuseurs privés à travers la planète, doivent faire des profits, il arrive parfois (pour ne pas dire trop souvent) que les dirigeants coupent dans la qualité pour diffuser de la quantité… Ouais, ça n’a pas vraiment de sens, mais c’est quand même cela qui arrive. Donc au nom du profit, la culture et la création locale sont de plus en plus sacrifiées. Aujourd’hui nous pouvons appeler ce phénomène de la télé réalité…
Donc, doit-on s’attendre à la fin des productions locales francophones qui faisaient notre fierté ? Bien sur que non. La solution semble de plus en plus venir des créateurs et des producteurs que des diffuseurs privés. J’appuis sur mot privé, car à Radio-Canada, 2009 sera l’année d’une nouvelle air de webdiffusion. En effet, vous pouvez maintenant regarder l’épisode de lundi dernier des Boys sur le site de Radio-Canada durant les 7 jours suivants sa première diffusion. Cette télé à la carte nouveau genre est gratuite et selon moi, devrait le rester. J’imagine qu’une petite publicité de 15 ou 30 secondes au début de chacun des segments ne gênera personne, comme c’est le cas avec les Boys présenté par Réno Dépôt.
Il y a également le DVD qui prendra de plus en plus de place dans le futur. Si on en juge par les ventes et locations de séries québécoises ou autres qui obtiennent beaucoup de succès dans les clubs vidéos, ce support sera sans doute une alternative viable pour les auteurs qui ne veulent pas connaître des fins de diffusion abruptes. Remarquez que c’est déjà commencé, avec le projet À 5000 kilomètres de Jerome dont il était question ici même le 15 décembre dernier http://medias.monblogue.branchez-vous.com/2008/12/15/
Donc, malgré le climat de morosité que certains producteurs veulent nous faire avaler, nos producteurs et créateurs d’ici auront peut-être trouvé un moyen plus simple pour présenter leurs produits à une population qui aime ses productions québécoises. De plus, ces nouvelles façons de faire apporteront, je l’espère, pas mal plus d’argent dans les poches des créateurs…
Richard…
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