Médias Extra

Radio, télé et autres

Publié le mercredi 4 février 2009

Mercredi 4 février 2009

Vous connaissez le principe du balancier ? Il va d’un côté pour retourner de l’autre. Dans la vie, ce principe n’est pas idéal mais pourtant on y fait souvent référence. Au fond tout le monde cherche le juste milieu pour atteindre un certain équilibre contrairement à notre vieil horloge grand-père pour qui la position médiane est signe d’inefficacité…

 

Depuis quelques années, nous nous retrouvons devant un phénomène radiophonique inquiétant pour les régions, soit l’entrée des grandes compagnies cotées en bourse. Ces dernières sont arrivées dans les marchés régionaux comme des sauveurs pour finalement imposer un style qui est de plus en plus centralisateur. Deux exemples me viennent en tête, soit Corus Québec qui diffuse à la grandeur de la province le midi et Astral Média qui impose Le Retour de Dominic et Martin sur l’ensemble du réseau.

 

Même si, à prime abord, le but était de faire des économies (remarquez que pour une compagnie en bourse, économies égalent profits plus élevé pour les actionnaires) bien des gens commence à se demander si l’identité régionale est en voit de disparition, car si la radio est un médias de proximité, cette dernière définition n’a plus vraiment de sens si, à Sherbrooke par exemple, vos information dites locales proviennent de Montréal…

 

Heureusement que certains groupes ont compris, qu’un réseau radiophonique peut tirer avantage de la participation et de programmation locale. Le Groupe Simard est un exemple de regroupement de radios en région, qui aura permit pour l’instant, de résister à une invasion médiatique unidirectionnelle dans l’est du Québec. Même chose pour RNC Média (Radio-Nord pour les intimes) qui conservent une certaine saveur régionale dans des concepts de ventes nationales.

 

Il y a aussi les stations indépendantes qui résistent à « l’envahisseur ». Je les croyais de moins en moins nombreuses, mais il en reste encore. Les CJSO à Sorel-Tracy (une des plus vieilles) CFLM à La Tuque ou M105 à Granby, pour ne nommer que celles-là, sont de plus en plus écoutées dans leur milieu voir même sont en compétition à l’occasion les grands réseaux.  

 

De plus, quelques hommes d’affaires recommence à croire que le mot «  profit » n’est plus une utopie dans le domaine de la radio locale et régionale. Prenez l’exemple de la ville de Québec avec Québec 800 du Groupe Cadrin-Tanguay et Roy et bientôt la station Sortir FM né de l’ancienne radio touristique de la Vieille Capitale et dont l’homme d’affaire Louis Morissette pense se porter acquéreur… Et je ne vous parle pas des Webradios qui commencent à sortie de leur période embryonnaire…

 

Oui, l’avenir de la radio en général est en évolution et je ne crois pas que ce sera les grands médias de communications qui en bénéficieront le plus…

 

Richard…

 

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