
Plusieurs stations de télévisions ont désigné depuis quelques semaines, les émissions qui reviendront à leurs grilles horaire de celles qui ne seront pas de retour l’année prochaine. Dans un premier temps, les principaux motifs des non renouvellements, sont les sondages et les cotes d’écoute. Par exemple, une émission comme Ça manque à ma culture, ne reviendra pas la saison prochaine, car Télé-Québec juge que les 30,000 auditeurs ne suffisent pas à rentabiliser l’investissement. Dans le cas de l’émission Fait ça court, qui permet à de jeunes cinéastes de se faire connaitre via des courts métrages, la direction de la télévision d’état québécoise, souhaite son retour, mais c’est du côté du producteur que les difficultés pourraient avoir raison de l’émission….
Ce n’est pas que Marie Brisette, la productrice de Fait ça court, veut mettre un terme à cette excellente initiative, mais le synopsis de l’émission ne lui permet pas d’avoir droit à tous les crédits d’impôts pour la télévision. Dans les années passés la production aura eu droit à une aide financière de la régie du cinéma et à quelques autres sources de financements qui sont loin de ce que peut offrir des crédits d’impôts venant des deux paliers de gouvernement.
Ce qui m’amène à la question suivante: “Les crédits d’impôts profitent-ils vraiment à la culture ou à la machine qui la diffuse? Pour me faire comprendre, jouons le jeu des comparaisons entre Fait ça court et… Star Académie par exemple. Dans les deux cas, nous cherchons de nouveaux talents. Dans les deux cas, les participants ont accès à des professionnels du milieu. La différence, les crédits d’impôts accordés aux Productions J, parce que Star Académie n’est pas seulement considéré comme un tremplin pour la relève, mais également un variété… Ajoutez à cela, l’immense différence de budget entre les deux émissions, ce qui fait que pour rivaliser, Productions Marie Brisette devrait se payer des réalisateurs comme Denis Arcand, Quentin Tarentino, Ron Howard ou d’autre nom de calibre international, comme c’est le cas de René Angelil par exemple à Star Académie.
Aux dernières nouvelles l’émission Fait ça court devrait trouver les fonds nécessaires (comprendre fonds privés) pour revenir en force la saison prochaine. Cependant sans un changement de règlementation, le système de crédits d’impôts demeurera selon moi, une autre porte ouverte à certains producteurs privés, pour engraisser d’avantage leurs coffres déjà très bien remplis, en nous servant du réchauffé culturel comme dans un buffet chinois… Rien de péjoratif comme comparaison, mais entre vous et moi, on ne fait pas de grande découvertes culinaires dans ce genre de restaurants…
Richard…
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