Médias Extra

Radio, télé et autres

Publié le mercredi 1 avril 2009

Mercredi 1 avril 2009

Il n’y a rien de bien réjouissant à perdre son emploi. Cependant, en périodes économiques plus difficiles, nous ne pouvons pas vraiment y échapper.  Depuis quelques mois, les médias électroniques sont touchés par des compressions budgétaires et dans le domaine de l’écrit, l’avenir de la publication des journaux et des magazines dans leur formes actuelles est en pleine mutation.

 

Les multiples coupures effectuées la semaine dernière à Radio-Canada étaient dans l’ordre des choses. Je trouve à la limite de la démagogie, ceux et celles qui d’entrée de jeu, jettent tout le blâme sur le gouvernement en place, comme ce fut le cas l’année dernière alors que le gouvernement Harper sabrait dans certains programmes à la culture. Vous souvenez-vous de cette manifestation où quelques artistes vilipendaient notre Premier Ministre en le traitant même d’inculte ? Moi oui.

 

Je me souviens également qu’à cette époque, Normand Latourelle, l’homme derrière Cavalia, et qui était de l’équipe de départ du Cirque du Soleil,  s’inscrivait en faux dans la démarche de ses pairs qui étaient, selon lui, sauté trop rapidement aux conclusions sans regarder la liste des programmes qui étaient touchés. Dans le cas de Radio-Canada, c’est un peu le même scénario. Alors que le secteur privé et tous les contribuables doivent se serrer la ceinture, il est plus que normal que l’état en fasse autant. Cependant, dans le cas de Radio-Canada, ce n’est pas seulement sur les coupures que nous devons nous interroger, mais sur les départements touchés, en gardant toute fois, une vision réaliste de ce que doit être nos télévision et radio d’état.

 

En ce qui concerne Radio-Canada, il est vrai que dans certaines occasions, le nombre de personnes affectés aux événements est démesuré. Prenons l’exemple du dépôt d’un budget gouvernemental. Les journalistes de Radio-Canada ont (ou avaient) des ressources illimités pour l’analyse des dossiers, ce que les réseaux privés ne peuvent pas se payer (comprendre ici rendre la couverture la plus « rentable » possible) . Dans ce cas précis, oui, les coupures sont justifiées. Mais lorsqu’il est question d’informations internationales ou régionales, je préfère entendre le terme « restructuration budgétaire » que « coupures budgétaire ». C’est de la sémantique allez-vous me dire ? Vous avez raison, mais cela fait toute une différence dans le traitement de l’information.

 

Prétendre qu’il ne fallait pas effectuer certaines coupures à Radio-Canada est un leurre. Le faire principalement en information est sans doute une erreur. Cependant, j’ai confiance que les artisans de Radio-Canada et principalement ceux en information, vont relever le nouveau défi. Remarquez que j’ai entièrement confiance que l’information, dans son contenu, sera toujours à la hauteur, principalement quand je pense à des journalistes comme Nathalie Roy ou Martin Robert, pour ne nommer que ces deux là qui en ont vu d’autres. Pour des gens comme eux, le résultat sur le terrain des récentes coupures reste surement supérieur à ce qu’ils ont déjà connu à TQS… En ce qui concerne les autres journalistes incluant certains vétérans, un peu d’humilité journaliste ne pourra que leur être bénéfique…

 

Reste maintenant à voir si Radio-Canada sera aussi drastique avec son département des variétés, qu’elle l’a été avec l’information locale de la ville de Québec. Entre vous et moi, je trouve un peu bizarre voir même discutable, qu’une émission comme Tout Le Monde En Parle soit si rapidement reconduite, contrairement au Match des Étoiles. Je m’explique. Oui, le Match est l’émission avec le plus gros budget de production. Cependant, depuis sa création, elle fut une importante vitrine pour le monde de la danse au Québec. Dans le cas de l’émission du dimanche soir, je veux bien croire qu’un musicien ou un écrivain qui est invité par Guy A Lepage et son équipe, voit ses ventes augmenter le lendemain, sauf que si ce n’est pas là, la « plogue » se fera ailleurs…

 

Il y a également le département des sports qui devrait mettre des efforts ailleurs qu’à La Zone. Il y a bien Tellement Sport qui sera heureusement de retour l’an prochain, mais je me demande bien pourquoi Radio-Canada persiste à conserver les droits de télédiffusion de L’Impact de Montréal au soccer, si le nombre de match disputé à l’étranger est presque absent de la grille horaire… Dans ce cas, ce serait une dépense inutile, dont l’argent pourrait servir au département jeunesse qui est absent de toutes les télévisions généralistes…

 

Vous savez, je pourrais donner des tonnes d’exemples du genre. Le tout n’est qu’une question de perspective. Et dans le dossier des émissions jeunesses, je m’étonne toujours que personne ne sorte dans la rue pour protester face au manque d’émission pour nos enfants… Serait-ce parce que même subventionnée, les producteurs ne peuvent s’enrichir ou simplement parce que tout le monde s’entende secrètement pour ne pas décrier cette situation, de peur d’avoir à fournir pour « Les tous petits » comme les appelait notre cher Bobino ?

 

Richard…

 

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